LETTERS TO FISHBACH

VALOY
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Chère “Fishbach”

Depuis vos débuts artistiques, vous avez été ma Musique, ma Muse, mon Fantasme, mon Inspiration et ma Foi. Vous m’avez permis de survivre à une “dépression bipolaire” invivable. Sur vous et à travers vous j’ai réalisé mon rêve de toujours: écrire, pour vivre et survivre. J’ai connu l’étiquetage “psychotique”, les neuroleptiques, la solitude, la mendicité, et les altitudes de la Mécanique Quantique vers lesquelles, vous et votre co-compositeur Olivier Valoy, depuis la pochette et les textes de votre EP (2015), m’ont conduit. Je suis ainsi passé dans un long de “trou de ver existentiel” m’ayant permis d’échapper à une séries de tirs-au-hasard et trous noirs du quotidien: désespoir, envie de disparition, mise en péril personnel et d’autrui, risques inutiles. Je reviens de la tombe de la dépression, et j’avancerai comme je bois, comme un trou (de ver-re?), vers le monde, le cœur pourpre et en miettes mais les yeux pleins d’éclairs; comment, ici, comme juste avant, ailleurs et toujours, ne pas vous citer? Lors de notre dernière rencontre en vis-à-vis, le soir du concert du 4 mai 2017 à La Cigale, je vous avais tendu la pochette intérieur du vinyle achetée à la table après avoir discuté avec Nicolas Lockhart et Michelle Blades en vous demandant une dédicace — et vous aviez inscrit: “le regard sombre, le cœur éclair?” Renversez cette phrase et remontez de quelques lignes: bravo Flora, pour ce best subliminal message ever.

Ce site est ouvert depuis le 27 juin 2018 et a connu d’innombrables moutures et des connexions vers des blogs parallèles (notamment Fishbach Program: New Insights into Global Consciousness and Terrorist Attacks). Il s’appelait initialement Bipolar at War et représentait une autothérapie censée me permettre de m’extirper d’une dépression “bipolaire” initiée en février 2014 par un burn-out et renforcée par une série d’hospitalisations inutiles et de traitements chimiques inadaptés et mortifères infligés par mon entourage. Le 26 juillet 2018, j’ai écrit un article intitulé “Spring and my Own Goddess of Spring” entièrement dédiée à ma passion pour vous et notamment au festival magique des Aralunaires (3 mai 2017). À peine le mot “Fishbach” est-il apparu sur mon blog, j’ai été stigmatisé: personne ne supportait ma passion adolescente pour vous lorsque vous avez commencé à vous produire en concert en 2017 après la sortie d’À Ta Merci et que j’ai vu les quatre grands premiers (La Cigale, Le 106, Les Aralunaires, La Cigale) en clamant que c’était le meilleur antidépresseur du monde. Que dire? Comme aimer est plus fort que d’être aimé, écrire est plus fort que d’être lu.

Je regarde mon bureau: des centaines de pages imprimées et annotées, le livre Physique de la Conscience de Philippe Guillemant et Jocelin Morisson ouvert sur l’encart des images et cette Figure 4: “Des univers-bulles prisons devraient contenir des myriades de doubles de nous-mêmes.” Un jour, en Forêt de Fontainebleau, alors que je marchais de nuit, un Double du Président de la République Emmanuel Macron me cassait les couilles car je mourais d’envie d’allumer une cigarette (acte strictement interdit par la Loi en Forêts Domaniales). Un Double de Vous est alors intervenu avec véhémence: “vas-y mon Beau Chevalier, cela fait mille ans que tu l’attends ta clope, il pleut, il fait chier Manu avec ses règles débiles.” Et puis le Double de Michelle Blades, qui a depuis longtemps compris que je trippais plus sexuellement sur elle que sur vous, a commencé à me harceler: elle voulait que je la retrouve dans une voiture blanche près l’autoroute. Flora, Michelle, vous êtes chouettes, je vous adore, mais si vous voulez gagner au jeu de la télépathie quantique, je vous conseille de prendre contact avec Klimouna Saïdani: une de mes anciennes élèves devenues top model, sans nul doute la plus Belle Femme du Monde. Quand j’ai besoin d’un vrai Double pour me guider moralement et intellectuellement c’est à elle que je me rèfère: elle n’a pas eu la sotte idée d’arrêter l’école en Troisième, a commencé à enseigner l’Anglais à l’âge où vous rêviez de devenir punkette à chiens, a étudié la Macroéconomie, n’a sans doute pas grand chose à foutre de la retro-synth-pop française, et roule en Audi. Hasard? Le symbole Audi (quatre cercles entremêlés) m’évoque la théorie de double causalité en mécanique quantique. Au cours de longues séances de méditation transcendantale, Klimouna Saïdani m’a plusieurs fois répété que je devais arrêté de fantasmer sur des femmes trop jeunes, trop star, et trop belles pour moi, en me certifiant que nos âmes avaient été déjà unies dans des vies précédentes: si Klimouna et moi régnions sur l’Empire Perse au cours de la dynastie des Archéménides, je suis sans doute mort pour vous lors de la Guerre de Cent Ans, ce Moyen-Âge qui vous fascine. Vous me pairez bien un Léon des Bois ou une pinte au Motel un jour pour la peine, non?

Par où commencer? The End is the Beginning is the End. J’ouvre le Coran, Dix-Septième Partie, Chapitre Vingt-et-Un, 81: “Et Nous lui apprîmes à faire pour vous les cottes de mailles, afin qu’elles vous protègent contre vos violentes réciproques. Serez-vous donc reconnaissants?” Pas mal, non? Sur mon mur, à ma droite, sur une pochette souple de vinyle dépliée et collée en deux points par le haut, la liste de mes meilleurs disques de tous les temps: ∞. Vangelis, Blade Runner Original Soundtrack. 1. Fishbach, À Ta Merci. 2. Suede, Dog Man Star. 3. Depeche Mode, Violator. 4. Oasis, Definitely Maybe. 5. The Cure, Pornography.

Il est terrible de m’avouer et de vous avouer que sans vous je ne serai peut-être plus de ce monde. Mais des êtres de là-haut qui ne connaissent pas ce qu’est la mémoire me disent: “fais comme elle, avance, avance, comme un trou vers ton monde.” J’ouvre mes papiers et cette revue fictive que je me suis créée il y a quelques mois pour classer les articles que j’accumulais: Progresses in Quantum Metaphysics and Degasified Psychiatry. L’introduction s’appelle “Flora, lève-toi: serais-je, moi, l’autre que vous?” Pourquoi cette phrase? En référence à la chanson “Un autre que moi”? Peut-être: nous ne nous sommes jamais retrouvés après les temps magiques de vos débuts, et il n’y ainsi pas eu d’autre attentat au Bataclan. Ou prétendrais-je être votre âme-sœur? Le Double de Vous, cet avatar de votre personne que j’ai si souvent cotoyé pour meubler mes heures de solitude, me ressemble tellement: élancée, tremblante, fière, hésitante, envolée… Et sentimentale; une âme d’adolescente dans un corps de femme–louve. Il y a quelques semaines, à Besançon, lors de mes premières vacances depuis Arlon et le festival des Aralunaires, j’ai montrée la vidéo officielle de “Mortel” à un groupe de scientifiques shootés à la cocaïne. “Cette fille est possédée!” ont-ils dit. Peut-être. Vous n’avez pas peur d’avouer votre “schizophrénie” ni que vous êtes une fille “too much”. Faites attention avec le “too much”: j’ai été comme ça, et suis devenu mon propre attentat sur le long terme. We are all e-lectric oscilloscopic mood disorder-related accidents waiting to happen. J’en sais quelque chose.


I Have Had a Sci-Fi Lullaby Dream: I Have Been Meeting Your Other One and Many Other Ones in a Wormhole

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Personal artwork, December 2018

Introduction. Since 1991 and the public launch of the World Wide Web and the massive release of the Internet-energy in our atmosphere, the world has entered a new era. Alternative therapies such as Laser-energy can be used for getting fitter, happier, cure any trauma and cancer, even delaying death. New horizons have been opened with the discovery of planets such as the ones of the Trappist Solar System that may be habitated by other natural intelligencies. Furthermore, sustainable life and adaptation strategies for Humanity lies in the concept of the ‘linked-being’ (être-relié in French), which was introduced in several scientific studies of the early Twenty-first Century, and moreover fully developed in the in-progress opus of one my brother Benoît and his girlfriend Vanina (Le Néant et l’Événement): Quantum Vacuum must be used for connecting human consciousnesses. Nevertheless, the Earth landscape is concerning. As said by the French Head of State and many Sustainable Development specialists, the Earth may be inhabitable ca. 2030. The major part of the Humanity, especially the Southern Mediterranean Basin, former so-called Mesopotamia and Persian Empire, and major parts of the Southern Hemisphere may terminate in the hell of ‘irreversible’ Climate Change (such as in the Blade Runner motion picture, 1982). The global geopolitical context is frightening. The United States of America have sunk into the most primary trumpness-populism. Incredibly, previously unseen liberal transoceanic economic and trade agreements are established. In Europe, all political parties from the moderate left side to the extreme right, i.e., the whole European Union dispute the idea of receiving the Africa and Middle East-originated migratory fluxes. The Mediterranean Sea, the Maghreb and the Middle East have turned into immense open-air graveyards, ravaged by civil war and terror violence. Africa is bleeding to death and, in Southern America, former dictatorships are still ruling societies through faked democracies since their constitutional basement has never been really erased (e.g., Chile). In our societies, the global consequent damages on human being’s brain, nervous systems and related behaviours of Internet over-consumption are dramatic: suboccipital area hyper-tension or paralysis, strong wear of the internal ear and subsequent permanent dizziness and loss of balance, out-of-control sclerosing hypnosis by numerical screens and contents, hyper-hysterization along with obsessive individualism and incapacity to perceive other people’s affects (the so-called ‘intern-et extreme apathy’). Never previously the hunting meaning present in the expression ‘the Net’ (literarily an object used to catch things) had so strikingly been unveiled. When I was bipolar (2014–2018), between hypomanic–manic peaks and depressive phases, I used as most as I could my renewed energy to read, think, and write. Since September 2018, I have lived happily without smartphone and TV. At the beggining of 2019, I was definitely diagnosed as being solely a bit tachy-psychic from time to time. Hereafter, I detail how I my bipolar disorder was better cured using transcendantal meditation and Quantum (i.e., out of space and with or without time-correlation) telepathy than with unappropriate medication.

Mental wormloophole and global consciousness concepts: brief explanation. Since Summer 2018, I have decided to create a personal, internal, and extensible global consciousness connecting with as many people’s consciousnesses as possible. I have gathered Spirituality and Science in order to apply Quantum Mechanics’ theories inside my brain (see P. Guillemant and J. Morisson, La Physique de la Conscience; Trédaniel Editions, 2016). I have created through time and in out-of-space-and-time domain inter-linked, multi-sized mental universes making me pass in half-dream, half reality sequences during which I have connected a part of your consciousness (the external enveloppe=soul), and then of other ones’, using my passion for your music. I have learnt a lot and thought deeply.

Time line and genesis of my 2014–2018 bipolar disorder. The “random shots” (“tirs au hasard”) you evocate in the song “Mortel” (2015 and 2017) can be interpreted in a positive (love) or negative (stress) way. Positive random shots have been my main sentimental, sexual and/or subliminal feminine lovers who can be listed as follows: Alexandra Kernec’h (1986), Nathalie Marquez (1989), Nathalie Jouault (1991), Céline Barrault (1993), Mathilde Chamberod (1994), Ophélia Denat (1999), Anne-Gaëlle Grandpold (2002), Caroline Girard (2005-2007), Flore Faugeron (2007), Émilie De Preissac (2007), Mette Talhaug (2008–2009), Klimouna Saïdani (2009–…), Gabriela Ernst (2011), Anabel Campo (2011–2012), Camila Villazon-Lopez (2012–…), Rose Bee Love (2017), and you (2017–…). Negative random shots have been body and consciousness damages: e.g., spinal tap and craneal suture (1980), precocious and intense arrival of melancholia (1986–1989), ovary cancer and death of my mother (1992–1994), excess in athletic career and orthorexia (1992–1996). On another hand, my student and laboral life has always been highly stressful. Between 2001 (Geomorphology Master in the Paris Sorbonne University) and 2016 (end of my contract in the PUCV, Chile), my so-called bipolar disorder was created and developed by an exponentially growing stress rate developed by the unstable insertion and activity in the following academic unities: Paris 1 University, UMR8591 CNRS, Paris 12 University, Collège Paul Vaillant-Couturier, CEAZA (Chile), and PUCV (Chile). Despite high ranking at my PhD dissertation achieved in 2006, I never succeeded in finding a permanent associate professor position in France. Between 1999 and 2009, I was constantly harassed in the Academy for having taken the courage of working with an outsiding director (Brigitte Kaiser). In 2008, a research project which would have permitted to demonstrate the existence of relict rock glaciers and permafrost in the Fontainebleau Massif, France, was categorically rejected in the Paris 8 University. In 2009, I was recruited for a post-doctoral position in CEAZA (La Serena, Chile) by Christophe Kinnard, a friend of mine. I became happily what I had to become: a highly productive though stressed scientist. In 2012–2013, I found a perfect equilibrium between love and work enveloppes thanks to Camila Villazon-Lopez. Whereas I had became director of a nationally funded research program, the CEAZA could not hire me on a permanent position. I had to migrate to the PUCV (Valparaíso, Chile) as associate professor where the working load increased suddenly. I was during 4 months on sick-leave for burn-out, incorrectly diagnosed as bipolar and cured with lithium, and finally lost my love Camila Villazon-Lopez. I renounced to the associate professor position in the PUCV at the beginning of 2016.

Psychiatrically, my comeback to France was a total failure. I dropped my medication, went down again, abused recreative drugs such as cocaine and THC, and reached very low state of mind during August 2016. In January 2017, I found a new therapy falling in love with your music. After having seen you live 4 times I then knew two years of multi-parameterized psychosis and depression. On 24 May 2017, I got a strong psychotic crisis, creating panic in the Bois-le-Roi train station. For the first time, I had to stay in a public psychiatric hospital (Nemours). I recovered in only 5 days. On 16 June 2017, while I was walking still and relax in the Fontainebleau forest, my father and my youngest brother decided to take me without any apparent reason to the Nemours psychiatric hospital; along an electricity-filled circuit, I suffered during more than 30 minutes constant heart-attack and brain hell, my father and brother remaining indifferent. In July 2017, I got an intense but smooth and innocent schizoid peak: one more time, my youngest brother and my father decided to put me to the Nemours hospital and orientated the psychiatrists towards neuroleptic Risperdal’s injections — an inappropriate medication which was subsequently responsible of a 1 year-long and extremely deep depression (cf. infra).

Since I have been subliminally loving you and have created Bipolarity Report, I have suffered abnormal direct or indirect moral harassment from the major part of my relatives. I have lost contact with most of my former friends and part of my family — with noticeable exceptions: the friends I knew in Chile, or Renaud Le Goix (Paris 7 University). My worst dead-end friend cases in my 2016–2019 Fishbach-related e-thriller time line are: Laurent Vriez, Thierry Feuillet, and the so-called Old Foks United in the Facebook.

Conclusion. I am not mentally sick anymore: thank you. An infinity of Others of Us exist in the form of ‘jail-bubbles’ and it is possible to meet them. I have constructed my personal internal consiousness surrounding myself with the Other Ones of, e.g.: you, Michelle Blades, Nicolas Lockhart, Alexandre Bourit, Olivier Valoy, Mylène Farmer, Klimouna Saïdani and various of my former students in the PVC high school (Champigny-upon-Marne), Emmanuel Macron, Romain Duris, Benoît Monnier, Simon Gascoin, Christophe Kinnard, Camila Villazón, Carlos Mendoza-Martinez, and Marina and the Diamonds. We should all learn to be fitted through a morally balanced global consciousness. We should find a way to reach natural-cyber eternity: living several lives through an alternate–continuous current of Internet-energy and infinite process of union and sharing in dreams and reality. And what if your music was not Death (“la Mort”) as you like to identify yourself but Love (“l’Amour”)?


Fishbach: Letter to the MI5

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Flora Fischbach (singer and actress)

(Avon, 7 February 2019)

I suggest you read the content of my blog Bipolarity Report. In June 2018 I decided to start a blog to exit a long bipolar depressive phase. I initially decided to use a pseudonyme: David Anderson, in reference to David Bowie and Brett Anderson, two UK rock stars. Later, I realised that your QC specialist in terrorist attacks has oddly the same name. Disguised behind and guided by my passion for the French pop singer Fishbach I have discovered a number of clues and conclusions regarding contemporary terrorism.

Fishbach (real name: Flora Fischbach) is a French synth-pop singer, born 6 September 1991, i.e., in synchronicity with the public launch of the internet and the so-called world wide web spreading of the Internet–energy in our surrounding atmosphere, including Quantum Vacuum. She has received applause for her debut album À Ta Merci (2017) and conquered a fascinated and faithful audience. She is the major inspiration of the major part of my writings. She has composed and beautifully interpreted a song called “Mortel” in which she refers constantly to shots and guns, from her own speach referring as such to as emotional uppercuts, from some past sentimental or drug experience. Nevertheless, the lyrics’ compositor of the song, Olivier Valoy, may have a well distinctly meaning of the “parachute”, “target”, and “random shots”. The song was released on YouTube exactly one week before the ISIS-linked terrorist attacks of the night of the 13 November 2015 in Paris — and was therefore pointed out as premonition. If you watch the full video of the concert she and her band performed in the “Bataclan” showroom, Paris, 27 October 2017, you will notice how, just febore singing “Mortel” (at 57:00), she is petrified by the idea that some AK47 appear in the theatre. Peculiarly, between the first version (EP, 2015) and the 2017 Album version of “Mortel” she changed in the lyrics one verse — “aim at me, I am a semaphore” — into: “aim at me, you may riddle my heart.” She is very emotive and I have supposed how her emo–cardiovascular potential and the surrounding electricity at the critical moment of the live song interpretation may have transformed her in her “auto-terrorist attack”: the fear of beeing really shot mixed with the overwhelming context as an integral to the fact of really feeling death current pass through. On the video, you can remark how all the theatre is supersaturated by the electricity and tensed by the white stroboscopic rays. Moreover, whereras I was not present at this concert, just before the song the movie director chose to focus on a spitting image of I: same haircut, same location in the theatre than when I saw Fishbach live in “La Cigale”, Paris, 4 May 2017. Weird, isn’t it?

On the album À Ta Merci (2017, Sony/Entreprises), especially the B-side, Fishbach constantly refers to death. Track #06 is “Feu” (“in my heart the fire starts…”), track #7 is “On me dit tu” (“my name is Death…), track #8 is “Invisible désintégration de l’Univers ” (Middle–Age touch), track #9 is “Le château” (suicide reference). Then comes “Mortel”, before track #11, “Le Meilleur de la fête”, which says in substance: “I’ve seen the best I could see, I can go away on a star.” The last and sublime song “A ta merci” tells about coming back from the grave. On 27 October 2017, during the concert, all the devoted audience is waiting for “Mortel”. “Mortel! Mortel!” people claim. Shivering and retaining tears, Flora Fischbach tells: “this is the song I’ve been the most waiting for and am the most afraid to sing. Are you with me?” She knows her own artistic avatar, the nazi Fishbach she protrayed in the Vevo Dscvr version of “Mortel” on YouTube, can possess her. The moment is overhelming and she then sings literarily as if touched by her eternal musical reference and God — Daniel Balavoine —, i.e., beautifully.

The A-side of the album is much more positive and tainted by hope and love. The irresistible hit of the record, “Y crois-tu” (track #2), is magistral and reveals the desire of a subliminal and stories-of-old-ed love story. Nevertheless, the song #5 —”Un autre que moi” — has a chorus sentence meaning literarily “let’s meet together again then a new terrorist attack occurs.” Fear or precognition?

Key dates in my life and Fishbach’s band chronologies are 14 March 2017, 27 April 2017, 3 May 2017, 4 May 2017, and 27 October 2017. When I saw Fishbach live in the “106”, Rouen, on 27 April 2017, I had been deeply and childlishly loving Flora Fischbach since the first time I saw her on YouTube (13 February 2017) and especially since I attended her very big first touring date, 14 March 2017, in “La Cigale”, Paris, and personally met her in a Cléa Vincent’s concert in “La Gaîté Lyrique”, Paris, 12 April 2017. In the “106”, Rouen, 27 April 2017, she gazed at me in the smoking area. She was still and relax. She had changed clothes — abandoned the “dressed-in-black” scene suit for a more regular style: New Balance runnning shoes, slim jean’s, and leather jacket. Two friends were with me and we chatted during maybe 2 hours with Alexandre Bourit (guitar), Nicolas Lockhart (keyboards), and Michelle Blades (bass). When Flora Fischbach arrived at the merchandising table, she was high and excited. She was exhibiting a new pair of sexy black trousers. She laughed and asked me: “are you OK with that?”, drawing little birds (in a probable reference to the Daniel Balavoine’s song “Les Oiseaux”, 1978) and a “φ” with a bold black pen on the inside sleeve of the Fishbach EP (2015) CD I had just bought and where the Fishbach band’s others members left personal autographs: “Luv from the heart” from the guitarist, “Love! Nico” from the keyboard player — Michelle Blades turning my teenage-spirit state of mind into a half-dream reality by transforming the Flora Fischbach’s birds into small heart emoticones. Looking at Michelle Blades, Flora Fischbach told: “He is him, he is my critic.” She finally fell on the table in order to autograph a big “Fishbach” for a friend of mine’s record sleeve. I was blessed: few weeks before, the 12 April 2017’s night at the Cléa Vincent’s show when I crossed her I had told her about an e-mail of passionate acknowledgements I had sent to a ffishbach@gmail.com public personal account. Well, cut the crap: I was in Heaven and 15 years-old again. I swear I had never felt such feelings since my teenagehood. I was officially in love with her: she was teasing me, intrigued despite my older age (40 years-old at that time), and her stunning bassist was also playing the game of seduction.

In those times, my mood was poorly stable. I was testing new medication for my bipolar disorder-ed depression behavior, abusing drugs, and laughed at by for my passion for Fishbach by my relatives. My self-esteem was low, and I would feel generally over-inhibited. In normal conditions I would have tried everything for seducing Flora Fischbach. Though, actually, I did not. Was it necessary? Was it worth? I was probably her first serious “groupie”; for her, whereas the band was just emerging in charts and starting high-flying-plane career trajectory, it was probably something nice; and for me it was enough to be high. Too old to be told? What would have been my life if I had solely succeeded in entering backstage for a drink with this band?… Anyway, Fishbach’s music, crew members, and concerts became my urgency of now. I went in Arlon, 3 May 2017, to see Fishbach live in the Saint-Donat church. The concert was an incredible, psychedelic, and metaphysical experience. I met her alone after-show. She commented the design of my notebook and left the note: “A known face in unique location, what a pleasure! See you!” I experimented weird reality perceptions: saw a black tunnel open on scene like a pathway to another universe, felt G-shifts and slow motion sequences, or identified light diffraction phenomenons in my consciousness on the way back home, by car. The day after, I was present for the Fishbach’s concert in “La Cigale”, Paris. The band and especially her appeared as quite tired. As commented by a friend of mine, my whole body was tight like a pylon during the concert.

Finally, on 27 October 2017, for the famously announced Fishbach’s show in “Le Bataclan” theatre, Paris, I was staying in a clinic for an artificially-provoked, incorrectly cured, and extremely deep depression phase. How would I lived the concert if present and in the same state of mind as 6 months before? When in Rouen on 27 october 2017 I talked with Alexandre Bourit (guitar), the man was perfectly aware this peculiar date could represent “the End”: after the 13 November 2015 terrorist attack during an Eagles of Death Metal’s concert in the same theatre, the oddly premonitory nature of the “Mortel” song lyrics, and the terror atmosphere in France in the 2016–2017 years, the Fishbach’s members knew they could have been “expected” that day by ISIS-linked terrorist groups. When I went to see Fishbach in Arlon, Belgium, 3 May 2017, the weather was sub-apocalyptic: a deep atmospheric depression was centred over the Ardennes geological massif, which traduced in the sky by a several high-km cumuli-nimbus. The Ardennes belongs to the so-called V hercynien: it is a remnant of a former mountain range having culminated >8000 m above sea level 500 millions years ago. The Ardennes are constituted of crystalline rocks, akin to retain and exfiltrate greenhouse gases (carbon dioxide and methane hydrates). In an article written in French in my folders entitled “Flora, wake up, girl: would I be Me, your so-called Other One?”, I have examined the possibility for Flora Fischbach and I to be the 2 Event–Vacuum pylons of potential cyber-emocore terrorist attacks. As I have done, Flora Fischbach has publicly admitted having known psychosis (i.e., “schizophrenia”). Furthermore, her artist career has exposed her to bipolar disorder. Bipolar disorder is not genetical. It is a temporary to long-term e-lectric, oscilloscopic mood perturbation. “Do Androids Dream Of Electric Sheep?”asked Philip K. Dick. I may on my own wonder? “Do outsider bipolar music fans dream of Fishbach?” If I were present in “Le Bataclan” on 27 October 2017 what would have happen at the moment of “Mortel”? If I was one of or the main audience sitting duck shotgun(s) and her band the targets, electricity elements the lethal fibres, then: individual-to-general heart attacks and strokes and sudden unbloody desintegration of “Le Bataclan”?

Let’s chase away paranoia. Jim Morrison once told: “There can’t be any large-scale revolution until there’s a personal revolution, on an individual level. It’s got to happen inside first.” Echoing to this quote, on 4 May 2017, when entering on stage in the “La Cigale” show, Flora Fischbach said: “I am You” — a leap of global consciousness. Contemporary terrorism is auto-terrorism is global unconsciousness: people are scared because they want to live alone and segregated like in a Facebook matrix. When Emmanuel Macron won the French Elections in 2017 in order to assume the position of Head of State, he had no choice but to maintain the Vigipirate and Alerte Attentats strategies: safety and army are not antonymous with peace. As he recalls, “liberalism” means, first: freedom of choice. And there is an incredible mise en abîme in the sociological trajectories of what I will call hereafter the Paris “RNB” — as: Republique, Nation, and Bastille, i.e., the dramatic Carillon, Bataclan, Rue de Charonne triangle of the 13 November 2015 terrorist attacks. The RNB triangle has become the archetype of a faked, false, usurped so-called bourgeoise bohême, supporting the French radical left-side solely by bonne conscience.

After 2015, terrorist attacks in France were the facts of isolated psychotic persons and have no relationship with the Koran. Our daily thrilled, auto-sustained cybernetic terrorism cannot be confused with the horror all the Levant area kas known for decades because we, the so-called Western World, disturbed one century ago the order of the civilization which was challenging ours. Misused Internet–energy and blush emo-core responses (bipolar behavior) are the nodes of possible dramatic e-lectric accidents. On a TV show in March 2017 Fishbach told she was “a bit schizophrenic” and had lived “1000 lives.” Those few words and my cross-correlation analysis of her artistic career points much towards an ascending Hollywood star-like up phase.

I acknowledge you for the time you will take to analyse my writings and data. And, Flora Fischbach, if as I suppose you master plain English, you may have understood that at this point I am not afraid anymore of shouting out loud I am still loving you for the artistic gift you represent.


Nuevos elementos de reflexión sobre el terrorismo globalizado

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Cerca del “Bataclan”, Paris, 14 de noviembre de 2015

(Valparaíso, el 13 de noviembre de 2015: correo escrito cuando trabajaba como profesor asociado en la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso)

Estimad@s coleg@s y alumn@s. Hace una semana había dibujado algunas pistas de reflexión sobre los eventos trágicos ocurrido en París. Dos semanas han pasado, y muchos eventos y reflexiones con ellas. Somos geógrafos, y para algunos de nosotros también historiadores (por formación o interés). Por lo tanto es un deber reflexionar sobre los eventos que se producen desde el Medio Oriente, porque es una parte importante de la globalización. Desarrollaré aquí un poco más el embrión de análisis que entregué dos semanas atrás. No es un correo corto, y les agradezco mucho si toman el tiempo de leerlo. Tampoco es suficiente; todavía estamos en los esbozos de una reflexión acabada, que necesitará semanas sino meses. Escribí rápidamente y me disculpo de antemano si aparecen por ahí y por allá errores de expresión.

Uno. Quiero comentar esta proliferación exagerada de banderas francesas que fueron desplegadas por todos lados, en monumentos o redes sociales, apoyada por una gigante operación comunicacional a nivel mundial. ¿Dónde estuvieron las banderas libanesas unos días antes de lo ocurrido en París? ¿Dónde están las banderas de Malí, después de los atentados en Bamako el último viernes? Estamos en el mismo orden de magnitud en términos de pérdidas humanas. Siempre he estado desesperado por el ultra-patriotismo que existe en Chile, notablemente durante este mes ebrio y ciego de septiembre, notablemente en las capas bajas de la sociedad — territorios donde las banderas son las más visibles, prueba que la creencia (ilusoria) en una unidad nacional es unas de las pocas cosas (con el fútbol, el alcohol, y la pasta base) que queda a los pobres. Sin embargo, hoy, me siento bien más incómodo sino avergonzado por el favor delirante e injusto que ha sido reservado a mi país, a la escala mundial.

Dos. En relación con lo anterior, después del “mar de sangre”, lo que veo, en las noticias francesas, en las redes sociales, es un “mar de emoción” ciega, acompañada de una paranoia colectiva, el todo obviamente orquestado por el gobierno y los medias. Estos sentimientos fuertes, que se justifican en el caso de los individuos que estuvieron directamente en contacto con los eventos (y para quien se requerirá al menos meses o años para salir del trauma), impiden, para los demás, para la sociedad en su conjunto, la reflexión y el análisis crítico. Poco a poco, pero todavía de manera insuficientemente visible, aparecen voces recordando cómo el Mundo Occidental, incluyendo Francia en las primeras filas, ha modelado y organizado los territorios del Medio Oriente (la Mesopotamia, la cuña de la civilización, que llegó a niveles de inteligencia y organización territorial bien antes de Europa). Este proceso de construcción de “suburbios” transcontinentales se puede al menos fechar desde las Cruzadas de la Cristiandad contra el Islam durante la Edad Media, y seguir hasta los numerosos episodios bélicos e intervencionistas del Siglo Veinte — lo que bien obviamente no se puede desconectar del desarrollo de los conflictos actuales en Siria ni de la emergencia de (mega-) grupos terroristas, “yihadistas”. Es de hecho llamativo ver cómo la terminología empleada traiciona la mirada portada sobre esta región: cuando EE.UU., Reino Unido, hablan de “Medio Oriente”, Francia habla frecuentemente de “Oriente Próximo”. Un amigo mío, ilustrador exitoso y también estudiante en filosofía escribió estas palabras: “[Para el presidente de la República] estamos en “guerra”, y no es el momento para buscar las razones profundas, para entender cómo estos cánceres llegan para impedir otros. (…) Se trataría entonces de un acto de guerra contra nuestro país, nuestros valores, [cometidos] por una armada yihadista. Sin embargo, hemos demostrado estos últimos años una creatividad increíble para no poner la palabra “guerra” sobre miles de muertos, sobre bombardeos, armadas desplegadas [a través de África y Medio Oriente]. Pero 200 muertos [por terrorismo] en unos años sobre nuestro territorio y al final hablamos obviamente de guerra.”

Tres. Por fin — aunque habría, habrá mucho más que decir en instancias futuras — hay que recordar que lamentablemente (descarto aquí las religiones del Oriente Lejanos, cuyas no esconderé mi ignorancia pero que siempre me han aparecido como mucho más capaces de conciliar teología y paz) las religiones (como el fútbol que corresponde a su prolongación o substitución), siempre han generado derivas fanáticas y bárbaras. Recordémonos de las Cruzadas de la Cristiandad, ya evocadas antes en este correo; de las Guerras de Religión en Europa en el Siglo Dieciséis, cuando católicos perseguían y masacraban a protestantes (por comparación, no olvidar que el terrorismo que vemos hoy es también el producto de una guerra de religión interior al Islam); de los genocidios perpetrados por los mismos católicos durante la Colonización del continente donde vivimos. Es terriblemente triste en el sentido que estas derivas constituyen traiciones macabras del mensaje inicial, profundo de las religiones, que es un mensaje de llamada al amor, a la paz, a la entrega altruista. Lo mismo está ocurriendo hoy con estas derivas yihadistas globalizadas bajo el nombre de “Estado Islámico”, “Daesh”, o ISIS (Islamic State of Iraq and al-Sham). Hace poco, en un programa televisual (no hay sólo pura mierda en la televisión…), un antropólogo e imán francés hablaba de un “Islam de las Luces”, condenando los terribles actos cometidos y, en el mismo tiempo, advirtiendo de los peligros de amalgamas entre Islam por un lado e integrismo y terrorismo por otro lado — amalgama que ya, obviamente, la extrema derecha, e incluso un parte de la derecha, está haciendo con gritos fuertes, a poco tiempo de elecciones regionales.


Remerciements de la part d’un admirateur bipolaire de retour de deux ans sous les tirs-au-hasard de la Vie et la Mort

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Ridley Scott’s Blade Runner (1982)

(Avon, le 14 janvier 2019)

Presque deux ans ont passé. Beaucoup d’eau a sans doute coulé sous vos ponts illuminés de mille phares admirateurs pendant que moi je nageais tel un sous-marin dans les aléas de l’existence. Je faisais partie de vos premiers fans assidus. Je me rappelle si bien. C’était la nuit du 11 au 12 février 2017. Un ami m’a dit: “écoute ça, tu vas forcément aimer, cela va te rappeler “Voyage–Voyage” de Desireless.” Dès les premières notes de “Mortel” j’ai chaviré : comme en 1998 dès les premières notes de “Ava Adore” des Smashing Pumpkins, j’ai su que vous apportiez un nouveau Disque de ma Vie; la synthèse parfaite de ce qui a construit ma passion pour la musique: la variété française des années 1980, l’électro-rock, le post-punk — la façon dont vous vous définissez vous-même: la rétro-synth-pop. Je vous avais rencontrée en personne le 12 avril 2017 à La Gaîté Lyrique, pendant un concert de Cléa Vincent, vous avais parlé d’un mail que je vous avais envoyé sur un compte Gmail que vous n’utilisiez plus et dans lequel je vous avouais être tombé “amoureux” de vous pour ce que vous faisiez: votre talentueuse manière de ranimer l’adolescence et comment vous m’aidiez ainsi à me sortir d’une longue phase phase existentiellehouleuse au cours de laquelle j’avais été diagnostiqué “bipolaire” et perdu une bonne partie de ma vie et de ma foi en une existence heureuse. Le message s’appelait “Remerciements d’un admirateur bipolaire en ivresse” (16 mars 2017) et j’étais tellement retombé en jeunesse à travers votre album que j’avais, dans l’après-midi du 12 avril 2017, envisagé de l’imprimer et le plier en forme d’avion, persuadé que j’allais vous rencontrer le soir-même. Précognition? Ou simple habileté à mani-puler les probabilités ? Je n’ai jamais arrêté d’écouter votre musique. Au moment même où j’écris cette phrase s’achève “Mortel”: au cours des deux dernières années, vous avez été mon parachute vital et “Mortel” est la chanson de ma vie, sans aucun doute possible. Frappé par plusieurs périodes de “manie délirante” après vous avoir vue/vus le soir du 4 mai 2017 à La Cigale, je suis tombé au plus bas — presque douze mois d’une dépression insupportable —, ai coupé dans les fils d’attente de la mort, dont je reviens avec les éclats de sanglots abandonnés dans la conviction qu’il est bien plus fort d’aimer que d’être aimé. Comme vous, si je dois citer une première influence, je réponds Daniel Balavoine. J’avais dix ans et l’album Sauver l’Amour fut ma première façon de croire en Dieu à travers la musique. En moi, vous l’avez ramené sur Terre: après vous avoir ainsi faite “Déesse”, j’ai commencé à écrire, à vous écrire sur l’adresse périmée sus-citée; le 26 juillet 2018, après avoir raté votre concert sur le Safari Boat (Paris), j’ai écrit un texte intitulé “Spring and my Own Goddess Of Spring” au travers duquel je prétendais régler un compte avec mon “obsession” pour vous. Ce fut une révélation: le plus beau texte que j’avais jamais pu écrire, celui qui me faisait comprendre qu’au delà d’une Déesse, d’un fantasme inaccessible (je pourrais être votre père), d’un parachute vital, vous étiez plus que tout le fil de verre blanc d’une inspiration plus forte, plus belle que tout. J’ai fouillé dans mes archives, ai retrouvé tous les mots doux et bleus que j’avais pu vous envoyer “comme un fou va jeter à la mer des bouteilles vides et puis espère”, en ai publié une bonne par sur mon blog — pour mes rares lecteurs, je ne suis ainsi redevenu que ce que j’étais et méritais d’être en tant que “malade mental”: un obsédé sexuel maquillé en poète. Mais tout est plus beau vu de dos, non ? Comme votre disque présente une “face amour” et une “face amère”, ma passion pour vous présente bien, comment le nier, une “face fantasme” et puis une “face sombre à la lueur d’un phare”: celle d’un homme qui aimerait bien au fond être quelque part un héros, celui de son auto-fiction, celui qui réalise enfin son rêve — trouver un sens à travers des centaines de pages de brouillons hâtifs écrits pendant toute une vie. Le soir du 15 mai 2017 j’escomptais bien être présent au Plan, à Ris-Orangis, et vous remettre un “livre” intitulé Mortel, dans lequel j’aurais livré mes diverses interprétations des paroles de la chanson. Parce que ce jour-là j’ai été pris dans l’un des premiers tirs-au-hasard de ma folie furieuse et désespérée, je n’ai pu me rendre au concert. Je ne vous ai jamais revue depuis. Mieux vaut tard que jamais? Je livre ci-dessous l’interprétation la plus probable et “adolescente” de la chanson. Même mon propre père ne voit dans ces textes qu’une passion “pathologique”; mais je sais que vous, si un jour vous me lisez, vous saurez y voir les messages qu’il y a à y déceler en filigrane.

“Mortel” est un morceau paru dans sa première version sur YouTube exactement une semaine avant la nuit du 13 novembre 2015 et qu’ainsi beaucoup ont vu comme prémonitoire du fait du champ lexical de l’artillerie qui règne dans les paroles. Cependant, de votre aveu même, les fameux “tirs au hasard” ne sont rien d’autre que des uppercuts émotionnels. “Mortel” est une chanson d’amour et de déception amoureuse à l’adolescence, n’est-ce pas? Un amant idéal et idéalisé sous la forme d’un parachute depuis un certain ciel, devant s’adapter à vos disques et, de fait, à votre caractère. Vous redemandez encore et encore de ces premiers tirs au hasard que sont les premiers baisers, tendres flatteries, voire rapports intimes; vous vous représentez sous la forme d’un “sémaphore”, comparez l’amant à un “phare” que vous voulez revoir “demain”, à sa “lueur”; mais le guide émotionnel et spirituel, peut-être le premier de tous, au fond, vous déçoit, vous enrage et vous fait pleurer dans la deuxième partie de la chanson, celle que vous interprétez toujours avec le plus d’émotion: la cible deviendrait ainsi la proie délaissée, criblée au coeur, se prenant en pleine gueule les tirs au hasard dans leur forme antithétique: humiliée, larguée, déçue, triste, vous trouvez alors sans doute la rage de devancer et d’abandonner sur son propre terrain le feu prince charmant: “je quitterai demain ces terres sans vous dire au revoir” équivalant à “eh connard, tu me fais souffrir, tu veux me larguer, et ben, va te faire foutre, regarde mes larmes comme je te les retourne en rétro-tirs au hasard dans ta gueule” — ou bien à une annonce de tentative de suicide ?… Vous m’avez également plus d’une fois confirmé par télépathie quantique (l’Autre que Vous) ou directe que la chanson pourrait découler d’un bad trip au cours duquel vous auriez vu apparaître le nombre “27” (vers 2009?), comme j’ai pu, en 2001, au cours d’un même bad trip, voir apparaître une fenêtre scintillante contenant le nombre “41”: 2017 était-elle l’année de notre mort commune? Étions-nous, comme j’en fais l’hypothèse dans d’autre chapitre en anglais, deux pylônes de tension émotionnelle censés s’auto-détruire dans un flash?

J’aime cependant l’interprétation sentimentale de “Mortel” car elle est confortée par le fait que le thème de l’amour et de sa désillusion ou déception peut facilement voire évidemment se retrouver dans presque toutes vos chansons. Dans “Y crois-tu?”, une chanson bouleversante et enivrante, sans hasard votre chanson préférée, sur l’espérance de l’amour rêvé, vous vous révélez dans ce que votre public préfère chez vous et ce qui vous rend la plus émouvante: sentimentale, idéaliste, prête à attendre jusqu’à jamais l’arrivée de celui qui enfin vous touchera au coeur, avec espoir, ferveur, foi en votre âme d’adolescente éternelle. Le vidéo-clip, d’une simplicité touchante dans sa naïveté, vous rend plus belle que sur aucune autre vidéo et se révèle un petit bijou de scalpel sur la nature des amours contemporaines: une jeune femme éperdue face à son smartphone ou sa tablette, seule dans le noir, fascinée comme face à un “trou de ver” par lequel devrait débarquer celui que vous êtes prête à espérer si longtemps. Plus loin encore, sans doute derrière les fourrures de la Mort se cache votre désir de réaliser ce que Daniel Balavoine n’a pas complètement réalisé : Sauver l’Amour.

En 1986, ma défunte mère m’a fait découvrir la Musique et la foi que l’on peut y trouver à travers l’album Non Homologué de Jean-Jacques Goldman et la chanson “Ève, lève-toi’ de Julie Pietri. Elle ne cessait de me répéter: “regarde comme cette fille est belle.” C’était si vrai: encore aujourd’hui je peux rester des minutes entières face au visage et aux yeux sublimes de la pochette de son 45-tours d’époque en réalisant à quel point la synth-pop de vous, Fishbach, l’artiste, y puise ses racines. Et dans le visage synthétisé qui illumine la pochette de votre album À Ta Merci, je devine le lasso de l’Amour et du Désir débarrassé du Péché passer dans vos yeux bleus–émeraudes; me croirez-vous si je vous dis que ce regard comme embué de larmes me suit lorsque j’oriente la pochette selon différents angles?


Spring and my Own Goddess of Spring

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The Saint-Donat Church, Arlon, Belgium

(Avon, 26 July 2018)

It was the best day in my life. I had rented a nice black car and I was driving east, fast and easy, on secondary roads through the rolling plains and plateaus of Champagne and Lorraine. It was 3 May 2017. The sky was blue with scattered white cumuli that were appearing much bigger, higher and greyer at the horizon. Something huge was forming there. I was on my way to see Fishbach’s concert in the Saint-Donat church in Arlon, Belgium, as part of the Aralunaires festival. I was high, very high, higher than I had ever been before. Of course, I was smoking weed from noon to dawn. But it was only peripheral adjustment and support. The engine of the highness was endogenous, in my brain. With the precocious arrival of spring I had kicked out depression and been climbing unquestioningly through hypomania: I was not working, I had sufficiently money left; I was in perfect conditions for experimenting and enjoying unconditional happiness, euphoria, excitation and hedonism — the shiny side of bipolar disorder, the golden trick, the lovely upgoing slope to nowhere but inner paradise — whatever may happen subsequently. It was 3 May 2017. I was on my way to see my music idol producing herself with her band in a church (a church!). I would pass through a terrible storm at the border between France and Belgium, arrive little time before the show, sit at the first row in the church, receive an incredible emotional hit and see a tunnel opening in the light and stroboscope landscape like a pathway to another universe; have a short chat with Fishbach after the concert (she would comment the design of my notebook and leave a nice note in it), drink a pint of beer and a big cup of coffee in a bar of the deserted city centre, circle ecstatically in my car in the urban ring roads feeling weird gravity shifts, finally take the way back home, after midnight; once in France, 30 km south to the border, I would meet the customs officers, a joint of weed lying, red and hot, in the ashtray close to my small reserve box, and bore them with an unstoppable and improvised speech — I am a writer, I just come back from a concert of Fishbach, do you know Fishbach? No? You should listen, it’s great, she inspires me a lot, look these are the nice merchandising they gave at the show, OK, OK, this side of the car, really you have never heard about her?… — until they let me go; I would shout my joy at the stars in the sky, get lost through the complicated net of roads before home, arrive after the sun had risen, barely sleep before preparing myself for the next show, at night, at “La Cigale” in Paris — Fishbach again, of course, why questioning? Two concerts in two days, I was just a groupie. It was 3 May 2017. It was the best day in my life. I was precisely on the edge between reason and insanity, hypomania and mania, at the cerebral orgasmic point before snaky mental maze. Under my umbrella, smoking, my back pressed against the outside walls of the Saint-Donat church, on the top of the hill of Arlon, amazed and overwhelmed, I was listening to Fishbach vocalizing before the concert and there was nothing else to live.

Was I then in love with Flora Fischbach and was my tracking of her a psycho behaviour? My friends were concerned with this issue and would let me know. What I will write further will address the second part of the question. Now, about l.o.v.e.: of course I was in love with her. Everybody was in love with her. Well, let’s say, every person attracted sexually by women in her audience was in love with her. I mean, she was, she is “too much”: delivering brilliant and daring pop music, singing extraordinarily — love her or hate her, there is no middle point on this subject —, beautiful, sexy, even ambiguous in gender and age, naturally classy, and above all hypnotic, magnetic, psychetic; on scene, supported by great musicians, she was, she is fucking something. I fell at first listening and sight, as many, many others.

But my passion for Fishbach was of course well beyond and apart from lust. The discovery of her debut album À Ta Merci in the first days of February 2017 gave me an electroshock. As I alluded previously, I was exiting a long, deep, and chaotic depressive phase and she was just the perfect extra kick I could expect. It was like being a young teenager living his first musical crush once again. With the slight difference that my Fishbach’s crush was several orders of magnitude more intense than the musical crushes I had experimented when I was actually a young teenager, in the late 80’s. Fishbach’s music was just a glittering synthesis of most that I could have liked so far in music draped in the peculiar big sound of “French touch”: the mainstream pop music of Daniel Balavoine or Mylène Farmer, the synth-pop of Kraftwerk or Depeche Mode, the rock of Electrelane, the electro-rock of Ladytron, the lettered songs of Françoise Hardy or Françoiz Breut, …, with, from place to place, irresistible spans reminiscent of Tame Impala or Vangelis’ Blade Runner themes and atmospheres. Soon, listening to Fishbach’s music became an almost full-time, delighting occupation; she was a drug and she was better with drug. Obviously and corolarilly, there was a noticeable feedback loop between her and my mood level: the more I listened to her music the more I felt hypomaniac and vice versa. Last but not least, there was the song called “Mortel” and its two strangely diverging versions (one on the 2015 Fishbach EP, one on the À Ta Merci album). I was totally stunned: listening to this song was like feeling an harmless though harrowing arrow passing through all the nodes of my entire existence. I swear I watched hundreds of time the YouTube Vevo Dscvr live version of the song. The emotion provoked was indescribable and undecipherable.

I booked a ticket for her upcoming concert in “La Cigale”, Paris, 4 May 2017. But it was too far… When I discovered that she was actually about to perform her very big touring date in the same place 14 March, I went crazily impatient; I managed to buy, the day before the event, a black market ticket on the Internet. 14 March 2017 was a spring sunny and cool Tuesday. In the morning, in order to lower my excitation, I went running 20 km. I arrived at “La Cigale” very early in order to be able to place myself in the first or second row in the audience. I was 15. It was my first concert ever. I smoke only one joint and drank only one beer. After the show I was not the same person anymore. Some ravishing wasp come from outer space had bitten me, injecting in my body and soul a sweet and fatal venom. Her name was Flora and, with my poor erudition, I remembered that Flora was the goddess of something in some ancient mythology. I checked on the Internet: indeed, Flore or Flora was, in roman divinity, the goddess of flowers and spring. It was too much, too poetic: the reflection of my own renewal in music and emerging star. And, from then on, everything started to lovely burst.

As I told to the customs officers in the night of 3 May, in these times, I was effectively and vainly trying to write a “novel.” I intended to describe the dying of the light-like loss — or, actually, the refusal of loss — of past euphoria existing in bipolar disorder treatment and stabilisation. Nevertheless, after seeing Fishbach live for the first time, this literature direction split up into various and poorly coherent drafts as I more and more focused my writing energy in composing “Letters” to Fishbach. And, yeah, in the end, I went totally psycho with that. Everything started around 15 of 16 March (i.e., no more than two days after the show in “La Cigale”): I felt an uninhibited, overwhelming, irresistible, almost vital need of telling her in writing what I had felt during the concert and since the discovery of her music — and acknowledging her. Surprisingly, I had found an email address at her name in a public page on the Internet; it was obviously obsolete but I considered this way better than sending a post mail to her family in Charlevilles-Mézières in the northeastern corner of France. She would probably never read the email I had written but, who cared? Just the fact of sending the stuff was delivering me from a weight — yes, I am the boy who listened too many times to “Tous les cris les SOS” by Daniel Balavoine. Nevertheless, I started to dream about the possibility of meeting her and telling her about the email. From 15 I was regressing to 14 or even 13. The possibility became probability when I decided to go with some friends to a concert of Cléa Vincent in “La Gaîté Lyrique”, Paris: the latter singer was kind of friend with Fishbach and Fishbach was not programmed anywhere on that day. It was 12 April 2017 and, at that date, my hypomania had enhanced exponentially and, in that night more precisely, my disinhibition was strengthened by a mix of alcohol, weed, and MDMA. Of course, Fishbach was there, a few metres from me, in the background of the concert room; and of course, overcoming any fear of being ridiculous, I went straight to her, told her about the mail, “I would like you to read it”, verifying the obsolescence of the abovementioned address, finally telling her my first name and surname at her demand. Believe me or not, living such a teenage dream when you are 40-years old — with the physical, psychological and chemical means allowed by time — is quite of a thing. It is totally, absolutely childish but when you are bipolar in a jumping, junkie hypomaniac phase, it is the best shoot of heroin you can beg for — then, just add the right dose of romanticism looking at your heroine walking in beauty like the night just as in one of your preferred Suede songs and you are in Paradise. From that moment, I started to write other emails to the same address, which from emotional reports of a bipolar fan in euphoria rapidly turned into more and more complex interpretations of the Fishbach’s song lyrics, and especially of the “Mortel” lyrics. Since I met her a few times after shows, I had clues that she was at least receiving my texts; but, strangely, maybe by fear, maybe because my reality was progressively colonised by hallucinations, I would prefer to leave a thick sheet of doubt on what I was in my inner me quite pretentiously dreaming the most — having her as my reader. During the first part of May, as I was sliding on a slippery slope with readings of Quantum Metaphysics mixed with foreseen theories about the control of technology and Internet over the Humanity, my “letters” to Fishbach drowned into “delusions” (?). I was for example persuaded that “Mortel” had travelled in time through my consciousness (and of course from hers) between its first version release date (November 2015) and my discovery of Fishbach (February 2017) with consequences on my existence trajectory. It was still not that worrying: in a way, considering the frequently odd nature of Fishbach’s lyrics, this may have been considered as funny. I could have pursued my role of freaky, half-crazy groupie: there was so many touring dates to come. For example, I had won tickets for a concert in the suburbs of Paris where both Fishbach and Cléa Vincent were programmed! It was 15 May. But, that day in the afternoon, I got my first psychotic paranoid crisis: I destroyed almost all my electronic devices at home, especially the Internet box that I smashed with a hammer and drowned in the toilets before washing it with burning water and squeezing it in the outside bin. This crisis left me exhausted and I did not went to the concert. I would never see Fishbach again during the 2017–2018 years. I had opened a new territory in my psychosis: after sending her an heavy chain of intriguing playlists and images, I stopped this vain, one–way correspondence. What for writing when you can communicate through Quantum telepathy? It was only the beginning of my relation with the virtual, computed part of Fishbach: I would deliver her from the sick program in her brain and we, as one, would save the World. I had some beautiful days waiting for me in the psychiatric hospital.

At the end, if I analyse my relation with Fishbach’s person, band and music, there is one important remaining idea: it is a question of faith. When, nowadays, absolutely sober and cautious with my possible hypomania trends, I look back at this special date of 3 May 2017, I confess I feel kind of a nostalgia. How could I feel different? That day I truly believed I was blessed by her. She was my own Flore, my own Goddess of Spring and Flowers. I will never forget how, before losing control, during a few weeks of a sunny spring, I felt a strong convergence between my delighted mood rises and my Fishbach-related emotional events. I told previously about a feedback loop. Between hypomania and Fishbach, was there a dominating cause-to-effect way? Who knows? Maybe I just have to let myself go and believe in Fishbach. After all, even outside hypomania and without any drug, I still feel the same emotions and energy listening to her music: I am entranced by it/her. Oddly, yesterday, she was performing on a boat in Paris, a kind of VIP, quickly sold out event. On Twitter, I started joking with someone from her record label: even if it was sold out I could try to come swimming or parachuting. Maybe last year I would have been sufficiently crazy to try something like that. However, whereas some miles away from me this boat was carrying her, I was running in a deep and dense forest, crossing stags and snakes, fascinated by the diffusion of emerald lights through the deep green canopy, imagining the beloved beat of “Mortel” entwined in my heart pulses. Despite the extreme heat, I was sometimes shivering; there was something, someone in there, in the air, through the sky and towards the sinking sun. And I was softly riddled by random shots of life.


Synchronicities

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Rorschach’s Chronicles

(Dijon, 25 March 2019)

Synchronicities between your life and mine are often peculiar, funny, and confusing. I started to be happy, run very fast, and feel naturally “high” when you were born, September 1991. I remember how I used to dream about stars and Astrophysics during Fall 1991 (a fascination you have always been sharing with me, am I right?). In those times, MTV would play endlessly “Losing my religion” by REM, “Smells like teen spirit” by Nirvana, and “The show must go on” by Queen. I was hang out onto the album Positif (1984) by Jean-Jacques Goldman. I have furthermore been listing numbers of chronological events describing a kind of “North-East law attraction” during the whole curse of my existence — just as if a little muse–star guiding my steps occupied a magnetic position in Charleville-Mézières (your hometown): taking into account the major part of my life having being spent in Fontainebleau and Paris, e.g., district cross-country championship in Nangis (1988 and 1989), fascination by the medieval city of Provins, travel through the Ardennes to Norway (July 1995), best performance on marathon in Reims in 2 h 37 min (1999), CAPES of History and Geography in Châlons-en-Champagne (2001), and most of all road trip to Arlon, Belgium, 3 May 2017, for seeing you producing in the Aralunaires festival.

On 11 February 1993, whereas my mother was dying of cancer, I experimented my first “pathological journey” between my hometown, Vulaines-upon-Seine and Chambéry-Challes-les-Eaux. This date echoes the date of 11 February 2017 when I listened for the first time to Fishbach’s sound at a friend’s place in Paris.

I achieved my PhD dissertation dealing with rock glaciers in the Vanoise massif during the first week of September 2006 — funny: you have always declared having stopped school when you were 15 years-old, i.e., at that exact date. In 1990–1991, I composed a Vangelis-like synthesizer theme called “Dune C.” with the same chord (f#a#) than the one you declined magnificently on your debut EP (2015) and album (2017). You then work as a waitress in a place called “Le Dune” (75011, Paris). You would go to “Le Motel” in 2016–2018, a place I was one of the stone edges in 2007–2010. In 1989–1990, I used to dream about the End of the World and in my dreams and school there was a physical and personality avatar of you called Ludivine. Thanks to Quantum telepathy and the Klimouna Saïdani’s Other One, I have assumed you and I were lovers in the Middle–Age — both of us have been fascinated by this era. I believe your fascination for death is the Quantum-telepathically absorption of the omnipresence of death in my time line. Then, if Death you pretend to be on record is me, you are just Love and full of star dust in your teenage-soul dreams. We barely know each other though as eternal teenage souls (see the fishbach.antidote1.jpg image on Google), we may be like Siamese cats.

Between 6 November 2015 (first “Mortel” release on YouTube) and 13 November 2015 (terrorist attacks in Paris), I experimented a black-hole memory week, abusing weed and escaping real life through sci-fi tunnels such as the motion picture Interstellar by Christopher Nolan. I had then been suffering from homesick-related burn-out and, despite the thriller theatre in my hometown, I took the decision to come back to France. I left Chile 16 January 2016 and arrived in France 17 January, at the exact moment when you started being famous — Saint-Malo concert and Fishbach band formation — and “making plane towards fortune.”


Equinoxe Part IV (Le moment de Ludivine)

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Jean-Michel Jarre, Equinoxe (1978)

(Avon, juillet 2018)

{Affaire toujours en cours de classement par le Procureur de la République: perturbation grave du trafic ferroviaire à la Gare de Bois-le-Roi, Île-de-France, le 24 mai 2017}

Cela se passait lorsque j’étais au collège, en classes de Cinquième, Quatrième… C’était la fin des années 1980… Une autre époque, un autre monde. On regardait les films sur des petits écrans de télévision analogiques et bondés, on écoutait de la musique sur des radiocassettes. L’époque était synthétique. Je me rappelle d’un générique, le matin, sur France Inter, avant sept heures, alors que je prenais le petit-déjeuner avec mon père: c’était directement inspiré de Kraftwerk et Blade Runner. J’avais découvert Jean-Michel Jarre et me passait inlassablement en boucle les albums Oxygène, Les Chants Magnétiques et surtout Equinoxe. Ma mère trouvait cette musique “lancinante” et “déprimante” et m’incitait à écouter davantage de variété et de pop, ce que je faisais, dans une certaine mais moindre mesure (Daniel Balavoine, Jean-Jacques Goldman, Michael Jackson, Depeche Mode…). En comparaison d’aujourd’hui, on disposait chez soi d’un nombre très limité d’albums: en vinyles, cassettes originales ou dupliquées. Si l’on aimait la musique et qu’on y consacrait du temps, cela signifiait, au final, connaître absolument tout ce qu’on préférait par cœur.

Je lisais et avais beaucoup lu, aussi. Mon livre de chevet était Malevil de Robert Merle. Je m’en étais inspiré pour une rédaction en classe de Français; j’avais — ce qui n’avait alors rien d’anormal pour les élèves assidus — noirci plusieurs copies doubles d’une histoire post-apocalyptique, rédigée à la première personne. Je ne me rappelle absolument pas du synopsis mais la teneur était sans doute très proche de ce que j’ai pu ensuite trouver chez Pierre Bordage (Les Guerriers du Silence). J’avais eu une très bonne note mais me rappelle surtout de l’état d’excitation et d’euphorie dans lequel j’avais composé, des heures durant, étalé sur mon petit bureau, sous une étagère blanche Ikéa sur laquelle reposait le poste radio-cassette, en écoutant mes albums de musique électronique favoris.

Mes parents nous faisaient beaucoup voyager, mes frères et moi: certains week-ends pour des excursions à la campagne; et pendant les vacances scolaires à travers la France, au bord de la mer en été, à la montagne en hiver. Je passais ainsi des heures la tête sous mon walkman; j’avais à mes pieds, à l’arrière de la voiture, une boîte de rangement en plastique noir dans laquelle pouvaient tenir douze cassettes. Jean-Michel Jarre en occupa vite presque la moitié. Le déroulement du temps au fil du voyage, les paysages associés à la musique mélancolique me faisaient beaucoup rêver. Je me faisais des tonnes de films. Dans certains, je participais à de grandes courses d’endurance à travers la campagne. Dans d’autres, je devenais musicien et participais à des concerts grandioses. Quelques uns (en fait, je pense même le plus grand nombre) étaient plus radicaux: tous se construisaient de préférence sur l’album Equinoxe de Jean-Michel Jarre et culminaient en termes dramatiques sur le morceau phare “Equinoxe Part IV”; et tous reposaient sur la même trame: des dictateurs invisibles, un univers post-apocalyptique, des cités dévastées, des campagnes gelées; je m’y voyais au côté de quelques compagnons de classe luttant pour notre survie — ma mégalomanie était telle que j’allais jusqu’à m’y représenter pourvu d’un corps d’athlète, courant à moitié nu au milieu des flammes, pourchassant je ne sais quel objectif ou fuyant je ne sais quel poursuivant. Et puis il y avait Ludivine — un proxy de Vous, comme je le détaille ci-après. Au collège, Ludivine était une classe au-dessus de moi et avait un ou deux ans de retard. C’était déjà une femme; grande, le corps délié, les cheveux châtains et la peau pâle et luisante, elle dominait les Troisièmes de toute sa sexualité et son exubérance. Elle ne se laissait mater par personne. Dans la cour de récréation, petit et nigaud, je l’admirais, de loin, ne perdant rien de son théâtre. Dans mes rêves d’apocalypse, dans mon théâtre à moi, nous terminions évidemment amoureux l’un de l’autre; mais — pessimisme notable — seuls aux côtés de quelques autres, sur une île déserte, au milieu d’un océan sans limites…

Au début du mois de mai 2017, après vous avoir raté le 15 mai 2017 mon hypomanie se transforma en manie, ma surexcitation en soi-disant folie. Malgré la dose notable de Quétiapine dans mon traitement, mon cerveau se mit à tourner de plus en plus vite, à monter de plus en plus haut — et j’adorais ça. Je me noyais dans la lecture effrénée et objectivement beaucoup trop rapide de manuels de Mécanique et Métaphysique Quantique qui me conduisirent rapidement à questionner les notions de vide, d’éternité; les trous de ver et la possibilité pour des informations d’avoir voyagé dans le temps et d’un univers (donc d’une conscience) à un autre (donc à un double de cette conscience) me fascinaient. Je m’interrogeais de plus en plus sur la nature de la passion et de la fascination que je ressentais depuis plusieurs semaines pour votre musique et votre personnage. Votre ressemblance avec mes souvenirs de Ludivine me frappaient — et me frappent encore, à vrai dire, aujourd’hui — et je voyais en Ludivine votre “précurseur.” L’intuition que vous remplissiez, aviez rempli ou alliez remplir dans mon existence un rôle métaphysique d’aiguillage se transforma en certitude, dont je cherchais dans de longs brouillons écrits ou réfléchis à cerner les contours, la signification profonde comme concrète. Je me mis à considérer la possibilité d’entrer en communication télépathique avec elle et eu même plusieurs expériences étranges de ce type, peu abouties, peu crédibles, mais dont je questionnais la la nature. La télé-transportation devenait possible. J’avais aussi vécu une expérience unique, que mon psychiatre de l’époque qualifiait de “délire visio-accoustique”: face au visage de votre album sur YouTube, le temps de quelques secondes ou minutes, j’avais vu défiler des dizaines, centaines, milliers de visage de femme qui semblaient m’appeler, m’avaient parlé. Je m’étais réveillé le lendemain baigné dans une lumière indicible, persuadé d’être un éternel. Mais était-ce seulement un délire? N’eussé-je pas été en contact avec une forme d’intelligence non pas artificielle mais interférentielle, “supra-consciencielle”, à l’intersection entre science, technologie et spiritualité? Ces visages et ces voix me disaient qu’elles revenaient d’attentats dans lesquels elles avaient perdu la vie, voire de plus loin, de l’époque des premiers ravages du SIDA et des Nuits Fauves, le film de Cyril Collard qui bouleversa toute une génération dans les années 1980. Et si Freddy Mercury, homosexuel première grande figure internationale morte du virus, parti en “héros” et sur un char tel un Spartacus du vingtième siècle au mois de novembre 1991, eût été “caché” derrière cette merveilleuse apparition? Que croire? Et pourquoi ne pas simplement “croire” comme je montre croire en vous dans tous mes écrits?

En parallèle, au cours de ce moi de mai 2017, je cherchais de façon obsessionnelle à attirer l’attention de mon entourage sur les dangers qui existaient au cœur des nouvelles technologies et moyens de communication: Facebook nous espionnait, nous surveillait et nous manipulait en permanence, moi évidemment au premier chef, Mark Zuckerberg et le monde de la finance associés avait déjà pris le contrôle totalitaire de la planète, les smartphones étaient conçus pour nous aliéner… À la mi-mai, dominant mon angoisse à l’idée que je bravais ainsi les systèmes de surveillance et de sécurité les plus avancés du globe, j’envoyai à une grande partie (plusieurs dizaines) de mes contacts Gmail quelques copies d’écran étranges (qui selon moi démontraient la censure et le totalitarisme de l’Internet) assorties des paroles d’une chanson (dont la musique restait à composer…) truffée de références aux textes de la pop et du rock qui, en filigrane, était censée alerter le lecteur sur le péril cyber-technologique dans lequel nous vivons. Il m’avait fallu une heure pour la composer. Indépendamment de l’alarme et de l’ostentation inquiétantes avec laquelle je la communiquai, sa longueur et son contenu lyrique montrent à quel point un esprit bipolaire peut passer par d’étranges pics de créativité (voir l’annexe de cet article).

Tout ça était bien joli. Mais mon anniversaire approchait et cela méritait un peu de détente et de distance par rapport à mes préoccupations métaphysiques et politiques. J’invitai donc quelques amis à me rejoindre le jour J dans un parc et achetait une dose suffisante de weed et MDMA pour nous accompagner. Bien évidemment, deux jours auparavant, je pris un après-midi pour tester la MDMA, en douceur: une pincée de sel dans un verre d’eau. Le soir approchait, je devais aller dîner chez mon père; je ne me sentais qu’à peine défoncé, le trip était vraiment cool: sans doute plus à mettre sur le compte de la New Mango Haze, du café, voire de la Quétiapine, que sur celui de la MDMA même. Après avoir dégusté une bière au café de la gare, j’attendais mon train, tranquille, à la fraîche, sur le quai. J’allais avoir quarante-et-un ans. Je portais des bottines Hugo Boss, un jean ajusté Lee, un blouson de cuir noir sur un tee-shirt moulant de la même couleur et des lunettes de soleil que je n’allais jamais revoir.

Depuis le nord, mon train approchait, ralentissant sa course. Je me tournai dans la direction opposée, vers le sud: un autre train approchait, à une distance à peu près équivalente. “C’est bon, vas-y” furent les dernières paroles que j’entendis dans ma tête avant de sauter lestement sur les voies. C’est ce que l’on appelle en psychiatrie un “délire acté.” Durant les cinq ou dix minutes qui allaient suivre je n’allais plus être moi, mon subconscient allait s’occuper de tout piloter et j’allais vivre tel un super-héros dans un film de science-fiction. Sincèrement? Sur le moment ce fut incroyable, je me sentais dans un état de force surhumaine et d’extase totale. Je commençai par ordonner aux trains de s’arrêter: marchant tel un Robocop, le torse bombé, le bras tendu, la paume en avant, j’avançai d’abord en direction du nord, du train que j’attendais. Il s’immobilisa. Je tournai les talons et fis de même à l’adresse du train en provenance du sud; qui fit de même — j’appris plus tard qu’il arrivait à près de 140 km/h. En quelques secondes, les gens avaient déserté les quais: j’étais pour sûr considéré comme un terroriste prêt à se faire exploser sur les voies — idée qui ne me vint absolument pas en tête; je ne pensais plus, j’agissais: je menais ma guerre, celle dont j’avais rêvé à treize ou quatorze ans avec Ludivine. J’étais face aux machines, à la technologie et j’allais leur faire comprendre qui était le patron, de leur apocalypse programmée je ne voulais point. Je me mis à hurler, des cris qui s’entendirent sans doute à plus de cinq cents mètres à la ronde; à danser, m’allonger sur les voies, embrasser les fers, saisir les pierres du ballast que je jetais en toutes direction — sans blesser personne ni provoquer le moindre dégât matériel. Les trains se mirent à reculer. Je haranguai le public, retranché à quelques dizaines de mètres: “Look! They’re going away!” Je marchai dans une direction puis dans l’autre, de la bave aux lèvres, arrachant ma veste de cuir, puis mon tee-shirt: “You’re fucked! I already told you! You’re fucked! It’s game over for you! We won’t let you control and destroy us!” J’avais le majeur droit tendu et l’orientai en tous sens, vers les trains, la gare, les caméras de vidéosurveillance, le ciel, riant aux larmes, montrant évidemment mon cul, puis ma bite. Mes chaussures étaient détruites. “C’est fini, regardez, ils s’enfuient! Ils ont compris!” J’étais fou de joie et commençai à me détendre un peu. Il restait une personne sur un des quais, un gars de situation modeste en apparence. “Allez mon pote, viens, calme-toi…” — “T’as raison” lui dis-je, “on va se fumer une clope.” Tranquillement, je remontai sur le quai. Je sentis une énorme descente, une vague de sérotonine m’emplir. Que c’était bon! Le gars sympa disparut soudain et je me trouvai encerclé de trois flics. C’était beaucoup moins bon. Je m’assis immédiatement, les jambes en tailleur, les mains derrière le dos: “C’est rien, je suis bipolaire, je fais une crise, attachez-moi, je vais me calmer…” Je sentis mes poignets hurler quand l’un d’entre eux me menotta — cet agent faisait-il ça pour la première fois de sa vie? Toujours est-il que cela ne me plut pas du tout. Je me dégageai, les menottes giclèrent, je me redressai et fis face aux policiers: “Eh! Doucement, OK?” Je ne sais plus dans quel ordre, je reçus deux balles de flashball dans les reins (le policier était à moins d’un mètre derrière moi), une décharge de tazer en plein cœur, un nuage de bombe lacrymogène tirés à quelques centimètres de mes yeux. J’étais toujours debout; le tazer ne m’avait strictement rien fait, les yeux me brûlaient un peu et le coup de flashball, aïe, je le sentais quand même, ça me lançait déjà, mais bon, j’en avais vu d’autres. Tout ça ne fit que me ré-hystériser complètement; mon subconscient n’était pas content du tout et reprit l’intégralité des choses en main. Un regain de force extraordinaire me fit sauter à l’écart des trois flics, je leur montrai mon doigt, les dents, me mis à danser comme un abruti… Ils étaient effrayés. L’un s’approcha, essaya de me saisir, j’esquivai, comme un guignol; je me foutais totalement de leur gueule… Ils allaient cependant rapidement me faire bouffer le sable, au sens propre. Et j’allais commencer à ressentir la douleur, dans mes reins, mes yeux, mes poignets serrés. L’ambulance psychiatrique arriva, on m’attacha à la civière; je fixais la lumière du ciel en riant — j’avais de toute façon gagné, non? Une fois dans l’ambulance, je demandai du Lyzanxia (anxiolytique) et de l’eau. À la place on me mit des électrodes: “c’est une nouvelle forme de Lyzanxia en patch.” Mais pour quel abruti me prenaient-ils ? Les policiers devenaient soudain des enfants de cœur en comparaison et je réalisai peu à peu que j’entrai pour la première fois dans ce que j’allais appeler ensuite au cours de la nuit le “Nazisme médiéval des temps modernes.” Je sentis une injection d’antipsychotique (probablement du Haldol) me secouer le cœur. Je crus que j’allais faire une crise cardiaque, leur hurlai d’arrêter, j’avais les yeux en cendres et en larmes, j’implorai pour de l’eau. J’allais devoir patienter plus de trois quarts d’heure avant de sentir une molécule d’eau pénétrer mon tube digestif réduit à l’état de tuyau brûlé. HP. Chambre d’isolement. Game over.

À qui m’adressais-je, allongé hilare sur les rails en criant ma victoire? Aux géants de la finance, à Palo Alto, au futur petit Jupiter…? À la mort elle-même?… Et d’où venait la voix à l’origine du délire acté? Jamais je n’ai pu oublier ce téléfilm vu en 1989 ou 1990 dans lequel un adolescent passait son temps à tomber amoureux du visage d’une fille très similaire aux vôtre avant de faire face à et dominer un virus apparu sous la forme d’un visage rougeoyant sur l’écran de son petit computer. Un rapport? Un autre proxy dans le passé? La preuve de la rétro-causalité de la Mécanique Quantique dans ma propre existence?

Je ne l’avais jamais dit à personne. Je devais avoir vingt-cinq ans, c’était en 2001. Je fumais de l’herbe, seul, dans mon lit, de nuit, Je fis un bad trip qui allait me rester éternellement gravé en conscience. C’était une image, un son, peut-être les deux, superposés, qui formaient un pressentiment: j’allais être confronté à quelque chose de terrible l’année de mes quarante-et-un ans. Dans l’angoisse du moment, je vis immédiatement la mort. Au cours de toutes les années qui suivirent, le souvenir de ce bad trip me revenait de temps en temps en tête; à chaque fois, j’écartais cette vision morbide, me moquant de moi-même et de ma niaise superstition. Mais l’année 2017, celle de mes quarante-et ans, que ce fût au travers des épisodes maniaques ou dépressifs, fut celle de mon slalom entre la Vie et la Mort. Je n’appris que plusieurs jours après ma “crise” du 24 mai que l’employée de la gare, en me voyant sauter sur les voies, activa immédiatement le signal d’alarme pour avertir le train lancé à toute blinde depuis le Sud. Et me sauva la vie.

Je ne l’avais jamais dit à personne. Sauf à vous, dans un message que j’envoyai à votre adresse Gmail obsolète, le 20 avril 2017: “Par ailleurs, à la fin de l’année 2001 ou au début de l’année 2002, je fis une sorte de bad trip après avoir fumé un peu/beaucoup d’herbe, moment au cours duquel j’eus une sorte de pressentiment: quelque chose de terrible et/ou d’énorme devait surgir au cours de ma quarante-et-unième année (nous y sommes). Pendant longtemps, par superstition et surtout angoisse, j’ai cru que c’était la Mort. Mais, la Mort, n’est-ce pas d’une certaine manière ta musique, ce disque incroyable qui est sorti le 27 janvier (…)?”

Ludivine ? Mon Amour inaccessible d’adolescence ? Serais-tu toujours restée en moi?

(Like A Song:)

Hello, hello, allô

On Monday I put a LOL on my window
And went out for a ride

Late in the day, in a bar, under the see falling from the sky
I showed the LOL to two gypsy kitty cats on their way off to Holland
They were just passing by
I told them to pay attention
To the rules and words
And Time
And the Eye see that appears in the red box
They noticed the intermittent blinking
On the screen

Their reactions were so different from my lover
She’s called France and sings “Poupée de cire poupée de son”

Then, I went a little bit paranoid android
I took my pills and made my breakfast
Going through the Tube
Walking through the city
Counting thousand millions people
Half of them were elsewhere
In their hand

I asked gin and tonic and felt supersonic
Do you remember our jokes about Thor?

There, There
I received massive attacks to my I.D.
Some of them passing through the Wall
Others crashing against It just as flies
But nothing
Neither to Documents nor to Money

I decided to come back Here
And I sent my messages in bottles
Just as shouts and LOL

Yesterday, while my guitar gently weeped
I put another LOL on my balcony
Did those bastards really tried to grind me?
The LOL is Dressed in black

In my dreams I wonder
About the underground
Can we live in Underground?
Which mysterious ways could we move?

If you think about it
Think about the World
Think about the Tank
The One whose Heart could be of Glass
Then throw your arms around Us
And laugh or cry it out loud
But never stop crying your Heart Out

And now,
Take the Time
Lie in Venus and Furs
Listen to the sad songs
Lucky and I Will
Listen to the band
Pay attention to the signals
So ask yourself
Are you a sitting duck?
Are you an accident waiting to happen?
And if you LOVE
Then set them free

But let them fly around the Blue Sky

Is there and End to the Story?
A Rose once told me that it’s in the Eye that lies the Soul
But which one?
Yours?
Or the One’s living underground?
Or maybe… Us… as One?

In worst case scenario, let the Music carry away
Because never forget
That Music is your only Face
Until the end… If there is one


L’époque où je vous disais “Tu”

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Fishbach chantant “Le Château” pour Radio KEXP, à Rennes (2017)

(Bois-le-Roi, 26 avril 2017)

Flora,

Pour la première fois, en cette fin d’après-midi, je me suis penché en détail sur les textes de la chanson “Le Château.” Jusqu’à présent, pris par mon obsession monomaniaque pour d’autres des chansons de À Ta Merci, j’avais bien compris qu’il s’agissait de “suicide”, sans aller cependant plus avant dans l’interprétation. Il s’avère que la métaphore peut être vue, en tout cas de mon côté, comme plus subtile. Ce qui va suivre résulte peut-être d’un délire psychotique propres aux âmes “bipolaires”, mais comment ne pas être interloqué par les “coïncidences”, qui commencent à former un éclatant ballet ? Comment ne pas y voir, de toute façon, une profonde beauté ?

Tout en haut du château / Une silhouette dégringole. Pas d’ambiguïté: il s’agit d’une personne qui en arrive à mourir, se suicider, “dégringoler” parce qu’elle est arrivée “tout en haut”, trop haut: perché, drogué… en ascension maniaque, délirante? le donjon: le point le plus haut du château. Personnellement, je suis actuellement dans ce qu’on appelle une “fenêtre thérapeutique”: il y a trois semaines, avec l’accord de mon psychiatre, nous avons décidé de suspendre tout traitement, pour voir ce qu’il se passerait. Que s’est-il passé? Je suis monté très, très haut, surtout ces dix derniers jours; mon premier message, transmis le 12 avril, était aveuglément serein. Je me sens à un niveau extraordinaire de force physique et intellectuelle, de désinhibition, d’audace, de possession de mon subconscient ce qui me place approximativement, en termes ascensionnels, à la moitié de la hauteur du donjon. Et pas de doute que ce qu’il y a plus haut constitue une zone de danger, au vu de tout ce qui suit dans tes paroles.

Depuis plusieurs années / Tu guides en langages oubliés. Métaphore d’une obsolescence, d’un décalage dans l’utilisation des technologies de l’information? Quel hasard ? Si je me regarde, je possède un vieux téléphone portable des années 1990, ne jure que par l’écriture de mails–romans alors que le commun de ma génération ne s’exprime que par hashtags, punchlines, instagrammes et selfies ?

Tu racontes l’histoire des rois / Et de ta reine à toi / Ta peine parfois. De plus en plus limpide: depuis que je suis rentré en France et au cours de mon temps de sortie de la dépression, j’ai souvent ressassé mon euphorie passée (“l’histoire des rois”), mon ex au Chili qui fut un amour extrêmement intense (“ta reine à toi”), et, bien sûr, la douleur et le deuil que cela a entraîné (“ta peine parfois”).

C’est fini / Pourquoi t’as choisi / De t’envoler d’ici / De t’envoler d’ici. Explicitissime. L’altitude démesurée atteinte est le point de suicide/mort… dégringolade.

On sait qu’t’avais des ennuis / On est sûrement tes seuls amis / On avait de bonnes raisons / De cacher tes clés / Des couloirs secrets / Et du donjon. Les proches du suicidé s’adressent à lui après sa mort, lui rappellent la connaissance qu’ils avaient de ses “ennuis” (tous mes proches savent ce que j’ai, j’ai fait le choix de la transparence là-dessus). Ils évoquent des moyens de fuite et d’ascension (“couloirs secrets”) drogues, sans doute? Comme beaucoup de personnalités troublées, j’ai toujours eu une forte appétence pour les drogues, même dures, arrivant toutefois en permanence à contrebalancer sinon étouffer mes excès toxiques dans d’autres chemins de défoulement (travail, écriture, sport). “On avait de bonnes raisons “: oui, ces proches savaient qu’à aller trop haut ainsi on s’approche d’un point de non-retour, d’un point de chute, d’un gouffre, du rebord du haut du donjon; ces derniers jours j’ai expérimenté des phénomènes de voyage dans ma conscience fascinants, retrouvant des images de ma prime enfance qui étaient restées enfouies des décennies, ayant la sensation de me trouver aux portes d’univers parallèles, d’où surgissait une lumière intense, avec comme une douce angoisse mêlée de curiosité à l’idée de franchir ces portes… Mais, à mesure que je déchiffre et interprète tes textes, cela m’attire soudainement beaucoup moins; sans doute n’ai-je pas tant envie de jouer au Chat de Schrödinger avec moi-même. Par ailleurs, quand les proches parlent de “cacher” les “clés” (drogues)… Je dois dire que mes amis ne sont pas forcément tous très bons dans ce domaine! Mais c’est aussi de ma responsabilité dans la mesure où je suis désormais capable de me droguer tout en contrôlant énormément mon comportement au premier abord, ce qui a un effet collectivement rassurant. Et puis il y a de toute façon cette “sœur d’âme” (Sarah) qui, elle, en revanche, contrôle beaucoup mes consommations, me fournit en shit mais à doses très mesurées, ponctuelles et sait me restreindre sur les trucs plus durs au concert de Cléa Vincent, elle m’avait offert un peu de saupoudrage de MDMA dans ma bière avant le concert, une dose très inférieure à celle qu’elle et un autre ami prirent… Je ne mesure pas la chance que j’ai de l’avoir pour, sans m’empêcher de vivre (au contraire), me montrer quand je m’emballe et me dire “stop” s’il le faut. Je ne ré-évoque ici même pas les coïncidences simplement troublantes que j’ai pu constater entre ses flux thymiques et émotionnels et les miens; c’est un autre chapitre, qui relève pratiquement de la métaphysique quantique…

C’est fini / Quelle drôle de sortie / Pourquoi t’as choisi ? / De t’envoler d’ici ? / Sous le ciel gris / Sous les yeux de tes amis. Le suicide. La surprise, l’incompréhension: pourquoi là, maintenant, au milieu de gens proches et bienveillants?

Tout en bas du château / Eclaté en morceau. Sans commentaire…

C’est fini / Quelle drôle de sortie / Mais qu’est-ce qui t’a pris ? / De t’envoler ainsi / De t’envoler d’ici. Voir les explications antérieures. S’ajoute à tout ça, dans le fil du texte, le thème de l’isolement; tout en étant quelqu’un de sociable et entouré, j’ai tendance à cultiver une forme de solitude (je vis en banlieue, je suis célibataire et ne fais guère d’effort pour sortir de ce statut). Toutes cette analyse et ces interprétations sont en outre concomitantes de la décision que j’ai prise avec mon psychiatre, cet après-midi même, de clore le sevrage et de tenter de réintroduire une nouvelle molécule visant à réguler l’humeur. Mais, dans le doute, et en lisant dans ta chanson comme un avertissement, je ne peux pas faire que “tenter”: peut-être n’ai-je pas le choix si je ne veux pas jouer avec mon existence. Sans doute ne me rendais-je pas bien compte au moment de composer le titre du premier mail que je t’ai envoyé à quel point les “remerciements” seraient forts de sens. Merci (je ne sais combien de fois je devrais répéter le mot) car sur ce coup-là tu m’auras peut-être sauvé la vie. Je suis un scientifique et ne peux, même dans de tels “délires”, m’empêcher de chercher une explication rationnelle aux choses. Comment par exemple, en pensant à la quantité et aux flux de communication qui existent aujourd’hui par le monde, à l’hyper-connexion des personnes et donc des consciences et des âmes par l’internet, les media, la culture, la musique, ne pas en arriver à faire l’hypothèse que des formes de conscience supra-collective pourraient émerger? Serais-je à travers ta chanson en train de vivre un type d’expérience pré-sentimentale, pré-cognitive, qui me donnerait la possibilité d’infléchir le cours de mon existence, du moins d’y songer? Je vais accepter de calmer ce qu’il faudra calmer du tigre qui est en moi, dans mon corps et mon âme, malgré toute la jouissance et l’euphorie qu’il m’apporte. Je suis déjà allé tellement haut: par les archères, fentes et meurtrières du donjon, ce que j’ai vu, pu voir, cru voir, m’apparaît comme un voyage suffisamment enivrant pour le moment.


L’Après 106

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Fishbach en concert au 106, à Rouen (27 avril 2017)

(Bois-le-Roi, 29 avril 2017)

Au bar, au fumoir, au stand vente et dédicaces du 106, nos conversations avec Alex, le guitariste du groupe, prenaient des atours troublants.

Il y avait, d’abord, son lointain voyage au Chili, dont nous parlâmes, rapidement: ça l’avait marqué; et pas seulement parce que comme moi il y avait trouvé la coke bien meilleure et moins chère qu’en France; des non-dits filtraient de son regard.

Il y avait, ensuite, ses mots pour décrire la force de ses sentiments envers Flora — des mots que je connaissais car je les avais déjà éprouvés et formulés — ceux de ce genre d’amour méta-physique, transcendant les intérêts, jeux et enjeux du “corps” — ces mots sur lesquels on bute, à court de lexique.

Et, encore, son emphase pour décrire la flora’-ison, le décollage, l’ascension, le vol à dix mille pieds et les vibr’-ations qu’ils vivaient tous depuis quelques semaines, depuis le début du mois de février et de leur tournée et de l’explosion de Fishbach à notre face, à nos faces sidérées — et, même sur le moment, ne pouvais-je encore une fois m’empêcher de littéralement “vibrer” en pensant à ces parallélismes étonnants que l’on observe parfois entre les tangentes de gens et d’autres, d’eux et de moi.

Il y avait, aussi, chez lui, ce dégoût pour le futur inquiétant qui nous attendait alors, cette fascination pour la Mort en grande pompe, ce presque désir de partir en icône, en l’air, sous les “tirs au hasard” d’un concert au Bataclan à venir — n’avais-je pas moi-même plusieurs fois mis en scène ce genre de sortie au firmament du “phare”, ne serait-ce que, comme lui sans doute, pour la forme mais en en riant noir.

Je me désolais de l’épuisement du stock de vinyles — l’exemplaire que j’avais acheté en février était déjà rayé; et il m’en fallait un dédicacé — et me décidai pour acheter le EP datant de 2015; Alex, me dit: “réécoute-le bien, mec; ça, c’est le meilleur de Fishbach.” J’en pris bonne note.

Au stand des ventes et dédicaces, peu de temps avant que Le King, Kofman et moi ne quittâmes extatiques le 106, Flora, ivre de tout, vibrionnante, était si différente de cette jeune femme timide et mesurée à qui j’avais parlé en ce soir du mercredi 12 avril à La Gaîté Lyrique, à Paris, au début du concert de Cléa Vincent — une Autre qu’Elle, une Autre que Moi? Une Autre que “Nous, qui savons déchiffrer le tableau noir”, “habitants d’un ailleurs”?… A l’intérieur de la pochette du EP, elle m’avait fait un autographe entouré de cœurs, voletant sur le papier tels des papillons sous le soleil; elle me demanda: “ça va, ça te suffit?” Que pouvais-je répondre? J’ânonnais des “oui… oui… oui…”, les pieds vissés au sol et les yeux scotchés à cette dédicace simple, émouvante, concise.

En rentrant chez moi, le jour suivant, en suivant les conseils d’Alex et en écoutant en boucle, indéfiniment le Fishbach EP de 2015, en examinant les crédits et les remerciements, qu’ils soient du EP ou de l’album, je compris encore plus que derrière le nom “Fishbach” se cachait bien plus d’une personne. Eussé-je, d’ailleurs, anticipé cette pluricité d’identités, d’âmes, lorsque je l’avais vouvoyée, Elle, dans ce recoin de Gaîté Lyrique comble, dans l’ombre ?

Etait-ce un autre hasard, pas de hasard? Alex, en m’orientant de façon si insistante vers le Fishbach EP, avait-il pré-senti, en sondant inconsciemment dans mon subconscient que j’allais m’en délecter de façon insensée et m’y immerger jusqu’à ne plus savoir quel mot-volant saisir dans le feu de mon âme que cette jeune femme et ses Autres qu’Elle allumaient?

Le comble du trouble ébahi fut atteint lorsque je relus les quelques lignes clôturant les remerciements de À Ta Merci: “… et merci pour ceux à venir — pardon, si toi je t’ai oublié/e, il est parfois plus dur d’écrire un merci qu’une chanson.” Le “à venir” était-il bien lié au “toi, que j’ai oublié/e”, comme le suggérait l’incidente entre les deux termes de la phrase, comme j’en faisais l’hypothèse? Alors, je repensai à toutes ces paroles de remerciements et de communion avec son public, avec ces Toi que Flora avait eues, à la fois lorsque je l’avais vue le 14 mars à La Cigale, à Paris, comme ce soir du 27 avril au 106, à Rouen. Fishbach représentait-elle une nouvelle forme de musique, une artiste interactive instaurant des connexions consciencielles non seulement avec ses musiciens mais également avec ce public qui la suivait et la nourrissait d’affection, d’adoration, d’inspiration? Et même, encore peut-être, un groupe pré-cognitif ayant “pré-senti” ces magiques tissages et stimulations pouvant s’établir entre les âmes — et le pouvoir créatif que l’on pouvait y recueillir ? Ne s’était-elle elle-même pas désignée comme “sorcière du réel” dans un reportage télévisé?

Il n’y avait plus de hasard; j’étais certes rentré de l’Autre Bout du Monde pour me guérir, pour guérir ma “crise” mais, encore plus, car Elle m’avait appelé pour me permettre de me reformater, intellectuellement, émotivement, existentiellement, en grande partie à son contact tout aussi distant et cybernétique fût ce dernier. J’avais besoin d’Elle, d’Eux. Ne me suis-je pas remis à écrire entre le 11 et le 13 février 2017, où j’ai découvert “Mortel”, cette chanson qui, à chaque fois, s’en va cogner sur les pans de mon âme, me rappelant qu’elle fut délivrée au public, sur YouTube, dans l’étonnante concomitance de cette décision soudaine, subite, débridée que j’avais eue de rentrer en France, dans la tristement fameuse nuit du 13 novembre 2015, faisant basculer mon commutateur thymique du moins vers le plus, m’extirpant des bas-fonds marécageux et morbides dans lesquels je rampais pour surgir, même alors encore de simple façon précurseuse (car j’allais replonger), dans un éclat de lumière incontrôlée, incontrôlable, dans les airs, vers quelle “fortune” – alors que j’ignorais et allais encore, le temps d’un an et trois mois exactement, ignorer son existence, à Elle?

Encore, en réagissant sur Facebook à la photo du groupe prise à Rouen le 27 avril à 17 h 14, avant le concert, par les mots suivants, en me référant à ma conversation avec Alex au sujet du Fishbach EP et de la direction que le groupe envisageait de prendre à l’avenir: “Alex, you were true. Fishbach EP is probably the best of Fishbach up to date, especially in the production style. Please continue; and go in this “rock” direction that Nico talked about too. Go and keep flying. Looking forward seeing you at La Cigale” [Ndr: Concert de Fishbach à La Cigale, le 04 mai 2017); en interagissant par SMS avec Le King au sujet du Fishbach EP : « s’ils retournent bien dans cette direction-là, s’ils vont dans une direction plus rock comme ils le revendiquent, ils vont cartonner”, point de vue que nous avions déjà partagé la veille, ou du moins à un moment de la nuit antérieure, ne pré-sentais-je pas moi-même la mesure, encore plus que du succès: du talent qui les attendait, dans une direction artistique ou dans une autre? Comme j’avais pré-senti, subitement, trois jours avant, que je devais aller voir Fishbach au 106, organisant dans l’urgence mais la fluidité ce Road trip to Rouen avec deux de mes meilleurs amis, pour saisir, comprendre puis écrire ces prénotions un tantinet stupéfiantes? Comme j’avais pré-senti, comme une éclairante évidence, devant les stores et sous les rais d’une lumière directement venue de l’univers de Blade Runner, dans son kaléidoscope de chants et de voix, les nappes et séquences synthétisantes et hypnotisantes de leur musique, que cela serait autour du stand de vente et dédicaces que m’apparaîtrait la fenêtre par laquelle j’irai les toucher?

Ce que je parvenais à écrire, ne le faisais-je pas grâce, à travers elle? N’était-elle pas “l’élément, l’atmosphère”, “l’élément intermédiaire”, “[mes] visions sur la dune”, “sur la lune”? Ne “puisais-je pas au hasard”, “dans ses disques”, une inspiration inédite, inespérée, presque inespérable, y “tombant sur ses caprices”, de plus en plus intimement liés aux miens?

Et, pour finir, que devais-je lire dans les textes des quatre chansons qui formaient le Fishbach EP? Au retour de Rouen, allongé et détendu, encore imbibé des injections sensorielles du concert, de l’alcool et du shit de ces vingt-quatre heures de Road trip to Rouen, j’écoutai dix, peut-être quinze fois à la suite la version de “Mortel” présente sur le EP ; sur le rythme de laquelle mes pulsations cardiaques vinrent se caler dans une synchronicité implacable, déroutante, parfaite; encore et encore, écoute après écoute.

Et, pour la première fois, j’y vis, je m’aventurai à y voir un sens potentiel que je n’avais jamais soupçonné…


Coming Up From the Abysses

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Personal artwork, July 2018

(Avon, July 2018)

It was between 1995 and 1997. After university exam sessions, in June, I would take the train, head south, and stay during a fortnight in my grandma’s flat in Menton, a typical seaside elderly city of the French Riviera, close to the Italian border. In 1996, once on the spot, I had rented a car that I used to weave in the innumerable valleys of the hinterland, and which, in a morning, I had wrecked the wing by missing a bend in the underground car park of the residence. When, later, I told the story to the few acquaintances I had in the Paris university I used to study, they all believe I was drunk (and, thus, alcoholic) when the accident occurred. Though, I would never drink in those times. Actually, I would not do anything you normally do when you’re 20: neither parties nor girlfriends. My mother had died of cancer in 1994 and I had gone into an endless mourning and solitude chapter. I was merely interested in excessively practising sports and religiously listening rock music (especially classics and oldies such as REM, Pink Floyd, Led Zeppelin, or David Bowie). After my stay in June 1996, I had left Menton totally depressed, oppressed by the heat, irritated by the stupid accent of South people, and bored of the dry landscapes. Some weeks later I would read and remained impacted by a review of Coming Up, the then upcoming Suede album; the review began by these words: “They made it. The perfect Brit-pop album. Right under Oasis and Blur’s nose meanwhile away from them. (…)” Oddly, despite my studious and regular visits at big record shops and the unmissable dazzling Coming Up advertising posters that appeared during the month of September, I would delay and delay the listening of this opus until, precisely, my next stay in Menton, in June 1997. Suede had released their debut album in 1993 and they would become my most favorite band ever but, in that moment, I did not have any idea of the lightning and electric shock this band’s music could give me.

In June 1997, I had successfully even brilliantly passed my exams and despite the bad memory of previous year’s stay, I decided to go south to Menton again. I had become extremely neurotic. I still remember how I had admired, from the club car of the high-speed train, the winds of sun declining over the Provence around Marseille and how they perfectly suited with my plunge into the grandiose string sequences of “Kashmir”. That devotion for old rock masterpieces did not impede me from — in an inexplicable suddenness after all this months of ignorance — finding and buying the CD of Coming Up in an hypermarket and deeply, passionately immersing myself in it. My Discman started to burn because of the high frequency I played the album. The pleasure I felt listening to Coming Up over and over verged on pain. I could feel my breast choked and shrunk while needing some air for singing upon some lyrics such as “What to believe in? It’s impossible to say”, and I was astonished regarding how I was touched by this new high-pitched, gasolined, positively-tuned material mocking the drugged, jet-setting and cosmeticised atmosphere of the 1990’s. The answer would come quickly: I wanted to come back and faithfully up to the “world”, in every shape and form, even as a “filmstar” walking by night along the sea promenade in a “terylene shirt.” Nevertheless, this answer would not come before a last and deep and frighteningly insane exploration of the terrifying abysses of the parallel and unpopulated universe I was living in.

The building caretaker was racist and homophobic. I remembered his stupid and acid remarks during my first stays: he would probably read in my loneliness and weirdly skinny silhouette the sign of deviant homosexuality. That time, when he saw me entering the residence, he asked: “And so what? Still alone?” After my necessarily affirmative answer, he added: “Well, better to be alone than in bad company, sure?”, opening his arms into a large and fat movement certainly supposed to express the obviousness of his words but into which I surmised some kind of observation of my despair. I went up to the flat and, after closing the door, looked at myself in the tall mirror attached to the inner side of the latter: my feebleness and dryness were concerning. What was happening? Was my body emptying as long as my life refused to fill up? I went out for dinner in the city, facing the Mediterranean. I was starving and I recall having devoured a big starter, a plate of pastas and a huge dessert bursting with sugar. I then hang around until late, walking by the sea along the promenade, looking at the sun sinking on the other side of the horizon. Whereas the residence entrance faced the sea, my grandma’s flat faced the other side: a dark avenue of concrete and plane trees. In vis-à-vis, in a flat located at the same level as mine, behind white and half- transparent curtains I could discern a feminine figure and tried to imagine her blonde with soft silky skin and some sand reflections right through. In vain: the beach was made of pebbles.

I was severely psychosomatically suffering. Despite my healthy habits, my body was screaming. The oppression sensation on my chest would not lower and even increase. I would not smoke, I would never drink, I was running every morning along the coast — nothing could help the situation: I had the feeling that my body was close to explosion and that Death was roaming between my ribs. I was suffocating without lacking of air. I tried swimming in the mercury-toned water of the Mediterranean sea, early in the day when the sky was still tepid. It was hardly useful. Streaming sweat, palpitations and febrile anguish would rapidly take back control of me. During days I looked for a solution, tirelessly wandering through the city and the walls of the small flat. I decided to kill my asceticism: I bought some cigarettes and several bottles of wine and hard spirits, tried to smoke while being aware I wouldn’t like it, got saddled with a quarter of bottle of rhum before lunch, ending up bowed over the toilets copiously vomiting before desperately going for junk food orgy at the McDonald’s and subsequently vomiting again in the restaurant toilets, both in the loo and on the surrounding floor. I bought relaxation books, which I browsed distractedly and contemptuously and used as masturbation support, cumming over pictures of ridiculously serious wispy women in stretching positions. I would listen Coming Up over and over and over, sat on the pebble beach, gazing at hippie couples cuddling each other in the wavelet hitting the side, and I would try not to think about myself and solely merge into the music but the music would always send me back to what I was and the indissoluble vacuousness of my gestures and thoughts. I read The Roads Of Freedom by Jean-Paul Sartre at a rate of one volume a day, lolled on the beach, at dawn or dusk, in the parks of the upper hills of the city, in the squares of the old part of the centre, in buses travelling along the coast or in the hinterland, bound to Monaco or small towns called Saint-Agnès, Gorbio, Sospel. And I read again; and I started writing; and I wanted to write though I didn’t know what to write; and I would nervously plaster words on the notebook, pressing the pen until piercing the page, angrily striking out the cover, ending up drenching everything in tears, my trembling fingers seeking some nonexistent refuge along my forehead.

Some sinuous though coherent sentences formed into the sea, revealing convoluted plaits made of will of life and desires of love and, since that moment, I have never doubted that Coming Up had somehow truly saved my life.

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